A PROPOS

Le paysage culturel camerounais s’est enrichi ces dernières années d’un évènement musical caractérisé par la mise en scène des rythmes dits de la foret. Cet évènement intervient dans un contexte de dépravation des mœurs avancée, entretenue par de nombreuses crises des années 90 et de la totale absence d’un cadre juridique.

Face à cette situation, il faut créer un nouveau mode de vie, un nouvel environnement afin de redonner l’envie d’écouter la musique de qualité d’une part, d’autre part pour rendre les honneurs et la raison à Anne Marie Nzié, Nkodo sitony, Aloa Javis, Messi Martin et autres Têtes brulées qui, avec des moyens rudimentaires ont enrichi la trame rythmique du Bikutsi.

Alors, que faire de la nouvelle génération qui, bien que créative et sans encadrement, se laisse très vite entrainer par la facilité et le vedettariat ? Comment faire pour réhabiliter l’éthique et toutes ces valeurs morales qui nous ont élevés ?

En 1994, les ondes radio sont inondées des nouvelles sonorités d’Opik Zoro, Zele le Bombardier, Saint Désire Atango, Bisso Solo, Katino et Pasto Créés le Buzz avec …

Le Pédalé et le bol ! Un groupe de jeune vient de prendre le contrôle et nous donne l’idée d’y réfléchir.

Le feestival va se mettre sur pieds et la première édition en 1995 est un succès à rééditer, cette aventure continue jusqu’à la 20e aujourd’hui. Les techniques d’organisation ont évolué, le comité d’organisation s’est arrimé, le FIMBA est né pour accompagner la politique culturelle et tendre vers la mise en place des industries culturelles. Le temps étant à la numérisation, considérons donc le Fimba comme le prolongement par continuité du Festi Bikutsi.

Profitons ensemble des nouvelles perspectives, accordons nous sur la une nouvelle vision, prenons du plaisir en chantant et en dansant.

René Ayina - Directeur du Festival

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